SUPERTRAMP : PARIS (1980).
Aux Amateurs, Passionnés et autres FANS : Ce Disque est un pur Chef d'œuvre !
J'aurai pu ne rien écrire, ne rien développer, ne rien soutenir… pourtant je n'ai pas cherché à résister bien longtemps, face à une envie irrépressible : tenter de vous communiquer (et peut-être parvenir… à vous transmettre) ne serait-ce qu'une partie de mon enthousiasme, jamais démenti, à propos de SUPERTRAMP (au fait, cela signifie : SUPERCLOCHARD !?).
Courant septembre 2008, Frédéric GRAS, un de mes deux acolytes de JAZZYBIRD, moins coutumier (… !) du fait que son alter ego, m'appelle sur mon portable :
(Mes Amis commencent à se montrer en public, avec une bonne fréquence. Alors si vous les croisiez, vous ne risqueriez pas vous tromper : tous deux… se prénomment Frédéric !)
- F.G. : « Martial, j'ai l'intention de proposer très prochainement à nos Clients les disques de SUPERTRAMP. Ils viennent d'être réédités au Japon, en version SHM. Et tu n'ignores sans doute pas que ce tout nouveau support rencontre beaucoup de succès, car il apporte un «plus» indéniable… à l'écoute ! Nos Clients, parmi les premiers acquéreurs de disques en version SHM, sont d'ores et déjà unanimes à ce sujet ! ».
- M.H. : « Bravo pour cette nouvelle initiative, Frédéric ! J'adore SUPERTRAMP.
Très entre nous, je suis persuadé, depuis toujours, qu'il s'agit d'un des Groupes Majeurs, dans l'Histoire de la Pop Musique. Selon moi, parmi les plus remarquables. Surtout, durant sa période Seventies. Au même titre… qu'un LED ZEP… dans un style, bien sûr, assez radicalement différent… ».
- F.G. : « Lesquels de leurs disques dois-je sélectionner, dans une première étape. Je souhaite y aller tranquillement, probablement en deux temps, pour finir par proposer ainsi leur discographie complète… Qu'en penses-tu, Martial ? »
- M.H. : « Frédéric, ma réponse sera simple et limpide : avec la totalité des disques à l'actif de SUPERTRAMP, pas de grossière erreur possible. Ni musicale… ni commerciale : car nous sommes là en présence de Perles, de véritables Joyaux de la Pop.
Mais, je te l'accorde volontiers, nulle raison de s'affoler avec tout cela… Pas plus qu'avec le reste de notre activité, d'ailleurs : à son échelle, elle doit contribuer à générer de la sérénité et surtout pas en rajouter, par rapport à l'anxiété, fondée ou diffuse et… par trop ambiante !
Aussi, pour te répondre tout de même, en guise de conseil et d'efficacité, ne chercherai-je pas à défendre ou à promouvoir une quelconque originalité personnelle.
Pour commencer, commande donc les Opus qui ont toujours fait, et à juste titre, l'Unanimité : «Crime Of The Century» (1974), «Crisis ? What Crisis ?» (1975), «Even In The Quietest Moments… » (1977), «Breakfast In America» (1979) et… « PARIS » (1980).
Et je puis t'affirmer que, dès leur disponibilité effective chez JAZZYBIRD, j'écrirai ce qu'il faudra, comme il le faudra. Plus particulièrement autour de ce tout dernier double disque.
Je tiens déjà l'axe de mon prochain propos : il vient de jaillir, INSTANTANEMENT, dans mon esprit !
Parce que, Frédéric, je m'en souviens comme si c'était hier : j'ai eu le bonheur de faire partie du Public qui a assisté, médusé, à la sublime prestation de SUPERTRAMP à PARIS. De mémoire : le 2 décembre 1979, dernier de leurs trois Concerts parisiens, à guichets fermés dans l'ancien Pavillon de Paris.
Mais, attention Frédéric : support SHM (ou pas !), entièrement d'accord… mais avant de proposer tout cela, il nous faut ABSOLUMENT nous assurer que la technique et la technologie seront bien, toutes les deux, au rendez-vous de cette réédition très prometteuse.
En effet, la discographie quasi complète de SUPERTRAMP a fait l'objet d'une toute DERNIERE REMASTERISATION, en 2002. Ce que (je le déplore malheureusement), comme d'habitude, pratiquement tout le monde - ou presque ! - ignore !
(Mais notre action commune, entre autres choses chez JAZZYBIRD, sert évidemment à cela : engranger et diffuser les… Bonnes Informations). Car, n'en déplaise à quelques incorrigibles esprits chagrins (souvent les mêmes qui vont jusqu'à sévir, parfois hélas, sur le Net… et/ou ailleurs !) : il n'y a pas photo, par rapport à toutes les autres éditions antérieures.
Tu ne le sais probablement pas, Frédéric : j'ai écouté tous ces Disques des dizaines de fois et jusqu'à des centaines, pour certains d'entre eux.
En effet des centaines de fois car, en compagnie de tas d'autres, ils ont même tourné en boucle, dans mes voitures successives : pour ce faire, je les avais enregistrés sur K7.
Un support privilégié, auquel je demeure très attaché, qui agrémentait (et me facilite toujours !) la conduite, régulièrement stressante. Quotidiennement, ils m'aidaient à prendre mon mal en patience, au sein des embouteillages, trop souvent inextricables dans la Région Parisienne. Mais des enregistrements, il va sans dire en ce qui me concerne : systématiquement menés dans les règles de l'Art, au plan technique !
D'innombrables écoutes de SUPERTRAMP dont je ne me suis jamais lassé. A partir des vinyles originaux et normaux, suivis par la découverte des quelques vinyles gravés à demi-vitesse (alors, difficiles à dénicher) et, pour finir, à l'aide des K7 que je viens d'évoquer.
Puis, avec les CD «première mouture» des années 80, ensuite grâce aux CD remasterisés des années 90. Enfin même, pour certains Albums : en «édition limitée» du Label MOBILE FIDELITY, sur support plaqué or et à partir d'une remasterisation propriétaire.
(Ce qui, assurément, représenta longtemps ce qui se faisait de mieux : mais, n'en déplaise à certains, pas… aussi systématiquement qu'ils le prétendaient et le proclament… encore et toujours !).
Dans ces conditions, je puis donc t'affirmer que la dernière édition de 2002, que l'on doit aux soins amoureux et perfectionnistes de Greg CALBI et Jay MESSINA (nos deux esthètes ont opéré dans les Studios STERLING SOUND de NEW YORK), surpasse allègrement toutes celles des Années 90… Celles-là mêmes qui avaient déjà enterré… la toute première.
Mais, je tiens absolument à recadrer tout cela : tout de même parfaitement honorable que cette toute première, car éditée (naturellement et comme tant d'autres…) dans une urgence nouvelle et prometteuse, aux débuts des Années 80. Une nécessité légitimement engendrée par la naissance, alors récente, de ce tout nouveau support, «vraiment magique» : le CD !
(Je l'ai déjà écrit : nombreux sont ceux, avec une proportion suspecte parmi les éternels détracteurs et autres immuables pourfendeurs du CD, qui en sont désespérément restés aux premiers pas hésitants et maladroits, inévitables dans cette nouvelle technologie d'alors.
Cela étaye fort à propos, le pensent-ils du moins, leurs points de vue et les conforte… définitivement dans leurs préjugés, transmués en certitudes. Clameurs de haro sur le CD !).
Pour revenir à notre préoccupation du jour : il y a une forte probabilité pour que nos Amis Japonais, généralement très au(x) fait(s) de l'Industrie du Disque, aient, à leur tour, opté pour le tout récent travail d'orfèvre de nos deux Ingénieurs du Son Américains… Mais il nous faut impérativement et «déontologiquement» contrôler ce point précis. Les soins techniques et féconds de Greg et de Jay devraient ensuite se voire transcendés par la Maestria technologique, coutumière chez nos Amis nippons. Avec le SHM, si bien maîtrisé par ces derniers… nous devrions atteindre des sommets audiophiles !! ».
Voilà, en résumé, la substance de ma conversation téléphonique avec Frédéric.
Mes chers Amis, à votre tour, soyez tout-à-fait rassurés : réception rapide et vérifications faites, tel est bien le cas de ces Disques, dans cette ultime Remasterisation et en version SHM.
Comme l'on pouvait s'y attendre, la qualité de cette réédition touche vraiment au sublime… à condition, bien entendu, d'apprécier SUPERTRAMP et de penser (ou de croire !) que «l'on connaît tout cela, par cœur» ! Pensées ou croyances (des certitudes, chez certains…) qui seront très rapidement puis irrémédiablement mises à mal. Car, si vous écoutiez prochainement l'un quelconque de ces Disques, sur un Système Haute Fidélité digne de ce nom : à votre tour, vous n'en reviendriez pas. La foultitude de détails, l'image grandiose qui se déploierait devant vos yeux, les plans sonores dans les trois dimensions, la dynamique exacerbée, l'amplitude fulgurante : tout y serait. Avec une mention toute particulière pour la richesse des timbres de Voix. Si vous désirez vous remettre à l'écoute de SUPERTRAMP et replonger ainsi dans tous les délices de toute cette lointaine Epoque : n'hésitez plus une seconde… à propos de ces Disques. Peut-être pas… si lointaine que toute cette Epoque : en tous cas, ces Disques n'ont pas pris une ride. Ils ont, selon moi, définitivement acquis le Statut de l'intemporalité !!
(Avant de continuer : je prends un immense plaisir à les chroniquer, à la suite de tant d'autres, pour essayer d'étoffer toujours mieux ce merveilleux site en ligne, qui commence même à faire quelques envieux… du nom de JAZZYBIRD !).
« Mais, au fait, Martial, ce fameux Concert ? Comment s'est-il déroulé ? ». Si vous me lisez régulièrement, vous devriez avoir déjà remarqué que je m'applique, presque systématiquement (une de «mes marottes» !), à vous parler des toutes ces ambiances, dont certaines que j'ai moi-même connues. Mieux, pour élargir et approfondir davantage certaines de mes considérations : à vous en suggérer les différents «Contextes», à propos de tous ces Albums ! Celui de l'Album «PARIS» me demeure très facile à relater : J'ai vécu intensément cette fantastique «Saga SUPERTRAMP». J'ai immanquablement assisté à un des Concerts dont SUPERTRAMP gratifia quelques milliers de Parisiens, comblés de l'aubaine, en cette presque fin d'Année 1979.Et précisément, pour les Fans, cette Année 1979 fut l'Année de l'attente et de la fébrilité : du fait de la sortie, sans cesse retardée, du Nouvel Album de SUPERTRAMP. Probablement due au perfectionnisme légendaire du Groupe. Mais aussi avec une judicieuse récupération, fille d'un savant marketing. Il consista à faire monter la pression, en jouant sur l'impatience grandissante des Fans… (dont j'étais !). Enfin, l'Année de la parution tant attendue, immédiatement suivie par l'imparable déferlement du nouveau SUPERTRAMP : l'Album «Breakfast In America» envahit la Planète entière. (… mais l'année 1979 fut également celle de la consécration de POLICE).
En 1979, la France n'échappa pas au raz-de-marée SUPERTRAMP. Bien au contraire : elle s'y distingua, très en pointe.
Des mois durant, les Radios de l'Hexagone martelèrent The Logical Song, Goodbye Stranger, Breakfast In America, Take The Long Way Home etc.
(En matière de déferlement radiophonique, Michael JACKSON et les Tubes, puissance 10, de son «Thriller» n'auront ainsi rien inauguré de véritable. Mais quelques années plus tard, Michael et ses Tubes bénéficièrent pleinement de la toute récente floraison, débridée et tous azimuts, des Radios Libres. Elles amplifièrent le phénomène jusqu'à son paroxysme et… Michael et son divin Album se « contentèrent » d'établir des records de vente… toutes catégories. Ils ne sont, certes pas, près d'être approchés ou égalés).
Il faut dire que SUPERTRAMP avait mis la barre très haute, avec les 3 Albums, précédent le «Breakfast in America» : autant de Chefs-d'œuvre, in crescendo dans la qualification, que je vous recommande tout autant, au passage ! Mais ce «Breakfast… » représente, en fait, le sixième Album à leur compteur réel. Car les deux premiers : «Supertramp» et «Indelibily Stamped» étaient pour le moins passés inaperçus. Ce qui avait probablement valu à SUPERTRAMP d'établir une sorte de piètre record à se produire, pour leur première fois à PARIS, devant… une quinzaine spectateurs, au Théâtre du Bataclan en 1974 !
Et il n'est pas exagérer de penser que SUPERTRAMP devait vraisemblablement s'en souvenir, lors de la Tournée triomphale de 1979, baptisée Breakfast Tour.
Les «boys» tenaient leur revanche, à leur retour à PARIS. Quelle Revanche !
Lorsqu'ils se produisirent sur scène, ces soirs-là à PARIS, dans le cadre de leur tournée mondiale, nos cinq comparses apparurent, parfaitement complémentaires. Soudés comme les doigts d'une seule main !
Cela faisait six ans que les deux incontestables leaders, Rick DAVIS (claviers et chant) et Roger HODGSON (guitares solos, claviers et chant), tirant les enseignements de leurs premiers revers, avaient refondé le Groupe et «génialement» recruté John Anthony HELLIWELL (instruments à vents, harmonies vocales), Dougie THOMSON (guitare basse) et Bob C. BENBERG (batterie).
Ils se proposaient ainsi de prendre un nouveau départ, décisif… après les cuisants échecs de leurs deux premiers Albums. Six années donc que la nouvelle Formule du Groupe montait irrésistiblement en puissance, pour tourner, dorénavant en cette fin de décennie, à plein régime. Servie par la virtuosité sans faille de chacun de ses cinq Membres.
Il faut admettre, qu'en prime, les merveilleux talents de mélodistes, si bien conjugués, de DAVIS/HODGSON s'avérèrent imparables.
De plus, leurs voix complémentaires faisaient merveille. La mélancolie, permanente, inimitable et très haute perchée, de HODGSON confinant au Sublime, presque chaque fois !
Et que dire de leurs légendaires parties de claviers, entremêlées (en alternance piano de concert et piano électrique, le plus souvent !) et à jamais gravées dans toutes les mémoires.
Mais intéressons-nous, tout autant et de plus près, à la rythmique sans faille assurée par la Basse de Dougie THOMSON, aux réelles trouvailles, saxophonistes et autres, de l'incroyable et enjoué John HELLIWELL : des Musiciens de rêve.
Quant à Bob SIEBENBERG (alias C. BENBERG) : il s'agit, à mon avis, d'un des plus inventifs et extraordinaires batteurs qui soient. Je pense même que «sans lui»… point de SUPERTRAMP ! Tant sa façon de jouer (s'exprimant dans les plus subtils contrastes et les écarts dynamiques… explosifs !) contribua, de façon décisive, à ce parfait «SON en bêton», si spécifique au Groupe !
Alors, dans ces conditions, cet Album « PARIS » ne pouvait que s'avérer extraordinaire.
Mais comment diable… SUPERTRAMP pouvait-il maitriser, à ce point, ses Prestations Live, en partant d'un Art déjà tant léché, tant abouti en Studio ?
Il faut imaginer que, sur Scène, tout était réglé «au dixième de seconde et au millimètre».
Du Début à la Fin des Concerts, il n'y avait jamais de temps mort… ni de rappel (s)… après les quelques célèbres notes d'Harmonica qui concluaient, invariablement et définitivement, tous les Concerts, avec le Crime of The Century ! Dernier morceau, avec l'interprétation sur scène de leur premier Tube : comme pour signifier, au Public présent, que la boucle venait de se boucler irrémédiablement. SUPERTRAMP jouait au milieu d'un Décor qui résumait fort adroitement ses Thèmes principaux, suggérés par leurs Pochettes et développés dans leurs innombrables Tubes. Sur les titres Rudy et Fool's Overture, le Groupe, en Virtuoses inspirés, s'exprimait (déjà à l'époque !), avec une parfaite synchronisation, devant des projections Vidéos, extraordinaires de pertinence. Je ne pense pas me tromper en affirmant le rôle génialement précurseur de SUPERTRAMP, en cette matière !
Et le SON ? Parfait, évidemment !
Et là, il vous est très facile de me prendre au mot : il vous suffit d'acquérir ce Fabuleux « PARIS ». Best Of sans le nom, contenant, quasiment à lui tout seul, tous les Chefs d'œuvre à l'actif de SUPERTRAMP !!
En prime, vous serez en possession de la toute dernière Remasterisation due à nos deux Américains, transcendée par la technologie SHM, aux soins experts nos Amis nippons, inaltérables et incorrigibles perfectionnistes.
Nous ne chercherons surtout pas nous plaindre de la fabuleuse Qualité complémentaire de tout ce formidable TRAVAIL !
Martial HERNANDEZ.
P.S. Si vous êtes Fan de SUPERTRAMP en général et plus particulièrement de Roger HODGSON : intéressez-vous au DVD «Take The Long Way Home. Live In Toronto».
Près de 25 ans, après leur séparation : Roger, pratiquement seul sur scène (assis, devant son piano électrique ou debout, sa Guitare sèche en mains), reprend une proportion essentielle des Tubes qu'il à écrits et interprétés. La plupart, il y autour de 30 ans… et plus !
Une Prestance et une Voix toujours aussi envoûtantes.
Quel «Miracle» ! Quel Bonheur !